Malgré l’intérêt grandissant aux méthodes et outils d’analyse du cycle de vie (ACV) et d’empreinte carbone produit (ECP), leur application fait face à trois challenges :
Ces challenges sont très difficiles car les experts maitrisant le procédé industriel n’ont pas forcément la culture ACV/ECP.
La validation et l’agrégation de tous les facteurs est une activité très complexe car les données sont collectées à partir de sources très hétérogènes, dans des contextes métiers et phases de vie très variés. Les méthodes de collecte actuelles restent majoritairement manuelles basées sur des questionnaires et les outils dédiés sont souvent déconnectés de la chaine numérique globale de l’entreprise. Ces problématiques sont plus critiques dans le cas de systèmes à longue durée de vie.
Une fois les études réalisées, un autre challenge concerne l’exploitation de leurs résultats pour la prédiction et le pilotage des trajectoires bas carbone en fonction des scenarii opérationnels de l’entreprise.
Il est attendu une réponse aux challenges précédents à travers trois solutions complémentaires :
Comprendre les facteurs les plus importants au regard des impacts carbone et les relations causes-effets entre processus organisationnels et indicateurs environnementaux. Ceci est un vrai challenge sur le plan scientifique en raison de l’étendu du cycle de vie et de la diversité des pratiques et cas particuliers dans le domaine.
La modélisation des données revient à construire un cadre fédérateur pour une multitude de bases de données hétérogènes et fragmentées entre plusieurs sources. Ceci conduit au problème de gestion de grandes masses et variété de données, dont une grande partie sont difficilement accessibles à leurs sources d’origine.
L’intégration des solutions ACV/ECP dans la chaîne numérique de l’entreprise génère une complexité supplémentaire au regard de la diversité des formats de données et standards, non pris en compte totalement dans les standards actuels.
L’interaction homme/machine tant sur le plan méthodologique qu’informationnel est un vrai facteur de succès ou d’échec des études ACV/ECP. Ceci est valable en amont pour la récolte des données auprès des experts qu’en aval pour restituer les résultats dans le format adéquat aux attentes et profils des utilisateurs.
Forme des élèves ingénieurs et master polyvalents et dotés de culture managériale pour pouvoir intégrer les matières techniques dans un contexte de durabilité. Centrale Nantes intervient dans le projet par le biais de l’équipe CPS3 du laboratoire LS2N. L’équipe s’intéresse aux méthodes et outils pour la modélisation, l’analyse, la conception et le pilotage de systèmes sociotechniques complexes. L’intégration données - connaissances pour l’aide à la décision, l’amélioration des performances et la conception des SI métier sont au cœur de ses problématiques.
Est un l'établissement d'enseignement supérieur et de recherche fondateur d'un modèle expérimental alliant université de recherche et école d’ingénieur généraliste. L’UTC va intervenir dans le projet par le biais de l’équipe SIPP (Systèmes Intégrés Produit-Processus) du laboratoire Roberval. L’équipe développe des modèles et outils pour la conception intégrée et collaborative des systèmes ainsi que l’amélioration de la continuité de la chaîne numérique sur l’ensemble du cycle de vie du produit.
Est l’éditeur du logiciel B-Corp pour le pilotage Climat et RSE. Ce logiciel permet également de réaliser des Bilans Carbone® ou équivalents, de définir des trajectoires durables et de simuler et piloter un plan d'action bas carbone. Les collaborateurs de TOOVALU sont ainsi spécialisés dans l’accompagnement au déploiement et au suivi de stratégies RSE et bas-carbone.
Centre de transfert technologique et interface entre le monde de recherche et industriel. Avec plus de 7000 adhérents. Le CETIM intervient dans le projet à travers son pôle performance de durabilité industrielle.
Emmanuel Rozière