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Luciano Vidal rejoint le groupe de Jean-Yves Hascoët à Centrale Nantes

Publié le 23 avril 2020 Mis à jour le 28 février 2024
Le Docteur Luciano Vidal rejoint le groupe de Jean Yves Hascoët à Centrale Nantes pour travailler sur l’impression 3D et le bio printing.

Impression 3D, bio printing, Luciano Vidal a de nombreux projets

Le Docteur Luciano Vidal rejoint le groupe de Jean Yves Hascoët à Centrale Nantes pour travailler sur l’impression 3D et le bio printing : « C’est un grand défi que d’amener l’ingénierie à la santé et à la recherche dans le domaine médical. » Interview.


Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel en quelques mots ?
Luciano Vidal : Je viens d’Argentine où j’ai suivi des études de médecine. Après quoi je me suis spécialisé en chirurgie, d’abord en chirurgie générale, puis chirurgie plastique, en reconstruction et en esthétique. J’ai poursuivi avec la chirurgie oncologique. Par ailleurs, je travaille sur la thérapie cellulaire depuis 2009. Récemment, j’ai obtenu un doctorat en biomatériaux, médecine régénératrice et biotechnologies.

Comment êtes-vous entré en contact avec Centrale Nantes ?
L.V. : Cela fait déjà quelques années que je pense que l’impression 3D va s’inviter dans les applications cliniques. Par exemple, pour faire une reconstruction faciale, nous utilisions déjà la modélisation 3D afin de préparer la chirurgie. Ensuite, nous avons commencé à nous servir de l’impression 3D pour une utilisation simplifiée et standardisée. J’ai également commencé à travailler sur le bio printing. C’est alors que j’ai été dirigé vers Jean-Yves Hascoët qui était déjà connu pour ses travaux en impression 3D. Avec Jean-Yves nous avons toujours eu en tête la réalisation de projets communs. Nous avons organisé ensemble un Workshop Mondial de bio printing à Nantes. Maintenant, je rejoins son groupe pour mener de beaux projets ensemble.

Quelles sont les raisons de ce rapprochement entre le monde médical et celui de l’ingénierie ?
L.V. : Aujourd’hui, on parle énormément de biotechnologie pour la santé et la recherche. Je pense que c’est la première fois dans l’histoire médicale qu’il est indispensable d’avoir une approche multidisciplinaire. Le médecin regarde l’application clinique, le biologiste s’intéresse à la façon dont une cellule va proliférer dans une structure, le chimiste apporte ses connaissances propres, mais selon moi, la pierre angulaire de toutes ces disciplines, c’est le savoir-faire de l’ingénieur. Nous devons travailler tous ensemble et amener le savoir-faire de Centrale Nantes vers la santé.

Sur quels projets allez-vous travailler plus précisément ?
L.V. : Nous nous intéressons à deux axes : l’impression 3D et la bio impression (bio printing). En impression 3D, nous travaillons par exemple sur la régénération de l’os. Il existe déjà un savoir-faire en impression des métaux comme le titane, utilisé en chirurgie. Quand une partie osseuse doit être retirée à un patient, le principe serait, à l’avenir, de remplacer cette partie par une structure, le scaffold (ndlr : littéralement échafaudage) obtenue à partir de l’imagerie du patient et réalisée ensuite en impression 3D sur mesure. Nous souhaitons développer des solutions pour la régénération osseuse en utilisant l’impression 3D de titanium seul ou mélangé avec d’autres composants (composites), pour obtenir un résultat qui soit personnalisé, adapté à chaque patient. En bio impression, nous ajoutons des cellules. Grâce à la simulation et à la création de la structure appelée scaffold, l’ingénierie devrait permettre qu’une quantité donnée de cellules réussisse à pousser et à former un tissu. En la matière, Centrale Nantes dispose d’un savoir-faire sur le développement des machines, sur les réponses aux besoins en bio impression et en impression 3D.

Vous êtes confiant sur cette nouvelle collaboration qui s’engage ?
L.V. : C’est un grand défi que d’amener l’ingénierie à la santé et à la recherche dans le domaine médical. Les échanges promettent donc d’être très intéressants. Nous avons pour ambition de réunir tous les intervenants du monde de la santé, de la recherche et d’y ajouter l’ingénierie et ce, pas uniquement au niveau local, mais au niveau national et international.


Jean Yves Hascoët, Professeur des universités, Responsable Rapid Manufacturing Platform de Centrale Nantes : Nous travaillons sur le bio printing depuis 4 ans à Centrale Nantes. C’est dans ce contexte que nous avons créé des liens avec plusieurs chercheurs de l’INSERM dont Luciano. Pour nous, il était important d’avoir un utilisateur final (Enduser) en bio printing, quelqu’un qui mette en œuvre de manière effective ce sur quoi nous travaillons. C’est pourquoi j’ai proposé à Luciano de rejoindre notre groupe de chercheurs, nous avons de beaux projets à mener ensemble.


Publié le 23 avril 2020 Mis à jour le 28 février 2024